L'apprentissage précoce de la lecture :
une erreur, ou une chance? * * *
Parmi les multiples mesures étudiées ou mises en application pour tenter de lutter contre l'illettrisme, il est une voie qui n'a été que peu explorée : un apprentissage plus précoce de la lecture, dès l'âge de l'école maternelle.
Deux théories s'affrontent en effet en ce qui concerne l'âge à partir duquel peut débuter cet apprentissage :
Or, chaque fois que l'on évoque le problème de l'illettrisme, il n'est question que de "rattrapage" ou de "soutien scolaire". Et dans les multiples débats, colloques, ou rapports, concernant ce véritable fléau, extrêmement rares sont les intervenants qui évoquent clairement la nécessaire anticipation de l'apprentissage de la lecture.
De plus, dans la plupart des cas, les mesures de rattrapage ou de soutien ne sont appliquées, en tous cas en France, qu'à l'école élémentaire (à partir du Cours Préparatoire) ou, ce qui est plus grave, qu'au niveau du collège, c'est-à-dire lorsqu'il est déjà largement trop tard !
Certes, il est toujours souhaitable de tenter de réparer les dégâts, et ceux qui se consacrent à cette noble tâche ont beaucoup de mérite, mais ne vaudrait-il pas mieux essayer de prévenir plutôt que s'efforcer péniblement de guérir ?
Quand,
en 1965, parut la première édition française
du livre du Docteur Glenn DOMAN
"J'apprends à lire à
mon bébé", les
réactions furent fort diverses et parfois même
violentes.
Certains crièrent au scandale. D'autres, prenant l'auteur pour un plaisantin ou un farfelu, considérèrent l'ouvrage comme une facétie et n'en tinrent pas compte.
Mais une troisième catégorie de personnes - bien rares au début, il faut bien le dire - prirent l'ouvrage au sérieux, l'analysèrent avec attention, et certains même essayèrent la méthode.
Quelle ne fut pas leur surprise de constater que la "Méthode DOMAN" était efficace et qu'un tout jeune enfant (4 ans? 3 ans? avant même?) pouvait parfaitement apprendre à lire, comme il apprend à parler, sans traumatisme, avec facilité et plaisir, sans qu'il soit indispensable d'attendre l'âge fatidique de 6 ans, l'âge de la "grande école".
En fait les travaux de Glenn DOMAN et de
son équipe pluridisciplinaire ne faisaient que confirmer
les recherches de certains scientifiques, comme le Docteur
Paul
CHAUCHARD, éminent
neuro-physiologiste français, ancien Directeur de
recherches à l'Ecole des Hautes Etudes de Paris,
lequel, approfondissant les résultats des travaux de
PAVLOV, a regroupé et expliqué clairement dans un
ouvrage de vulgarisation scientifique paru en 1960 les
résultats de 30 ans de recherches sur le
développement et le fonctionnement du cerveau humain. Ce
merveilleux document - particulièrement lumineux pour la
compréhension du fonctionnement de cet extraordinaire
organe qu'est le cerveau - est aujourd'hui introuvable, n'a jamais
été réédité depuis, et
l'éditeur, contacté par nos soins, n'envisage pas de
le publier à nouveau. C'est incompréhensible et
regrettable car il demeure d'une criante actualité.
On est donc en droit de se
demander pourquoi on laisse ainsi dans l'ombre,
inexploitées, ces découvertes scientifiques si
précieuses pour la diffusion des connaissances
?
On sait de plus maintenant que l'idée de l'apprentissage
précoce de la lecture n'est pas nouvelle. Dans le livre
"Apprendre
à lire avant de savoir
parler",
écrit en collaboration avec Rachel COHEN et paru en
1999, l'éminente linguiste suédoise Ragnhild
SÖDERBERGH relate sa découverte en 1983, à la
Bibliothèque Royale de Stockholm, d'un petit ouvrage
imprimé en 1800
(!)
par un dénommé Cadmus, lequel proposait
déjà d'utiliser des "cartes de lecture" pour
enseigner la lecture à de tout
jeunes enfants qui commençaient à peine à
parler. L'auteur souligne par
ailleurs les nombreuses similitudes entre les démarches
respectives de Cadmus et de Doman.
Plus de 2 siècles n'ont donc pas suffi pour faire
évoluer certains esprits rétrogrades ! Quel
gâchis !
En
France, quelques pédagogues expérimentèrent
sur le terrain la méthode de Glenn DOMAN, en l'adaptant et
en la perfectionnant, et en tirèrent un certain nombre
d'enseignements.
Rachel COHEN, par exemple, institutrice d'école maternelle dans un quartier populaire de Paris au cours des années 70, mit en application la théorie de l'apprentissage précoce de la lecture avec les enfants - dont beaucoup ne parlaient pas le français - qui lui étaient confiés.
Elle se rendit alors compte que
ces enfants apprenaient à lire
en même temps qu'ils apprenaient à parler notre
langue.
Intriguée par cette constatation elle poursuivit ses
études en Sciences de l'éducation, où les
professeurs lui serinaient à longueur de journée que
:"Les enfants ne peuvent pas lire avant 6 ans car ils ne sont
pas assez matures !" , alors qu'elle s'était rendu
compte sur le terrain que cette
opinion est entièrement
fausse.
Parallèlement, elle put compléter ses recherches à l'Ecole Active Bilingue, Ecole Internationale de Paris, qu'elle dirigea pendant 10 ans, et où elle a accueilli 2000 élèves de 3 à 18 ans, représentant plus de 30 nationalités différentes.
Devenue par la suite Docteur d'Etat en Sciences de l'Education elle exerça à l'Université de Paris-Nord, jusqu'en 1992 , les fonctions d'Ingénieur de Recherche.
Pendant toutes ces années, elle a poursuivi ses actions et ses travaux sur la cognition, ponctués par la publication de nombreux ouvrages, largement diffusés tant en France qu'à l'étranger.
Elle a dédié toute sa vie professionnelle à comprendre et développer les potentialités latentes chez tous les jeunes enfants, sans distinction de milieu socio-économique, nationalité, langue maternelle, dans une perspective permanente de prévention de l'échec scolaire et de l'illettrisme.
Convaincue des immenses possibilités des tout petits, elle a expérimenté avec succès les effets des apprentissages les plus divers : langue seconde, bilinguisme, concepts mathématiques, et surtout découverte du langage écrit avant l'âge de 6 ans.
Elle a exploré, avec diverses équipes sur le terrain, en différents milieux, en France ainsi qu'en collaboration avec d'autres pays, les horizons qui s'ouvrent grâce à l'apport des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), toujours dans la perspective de l'épanouissement de l'enfant et le succès scolaire, prélude au succès dans la vie.
Il est pourtant regrettable que ses
travaux et ses recherches soient aussi méconnus en France,
voire méprisés ou combattus.
Il est vrai qu'ils bousculent nombre d'idées reçues
et qu'ils bouleversent des habitudes bien ancrées dans les
moeurs !
C'est ainsi que lorsque, en 1977, parut la 1ère édition de son livre "L'apprentissage précoce de la lecture", elle provoqua un véritable tollé :
- les instituteurs et institutrices d'écoles maternelles disaient (déjà...) "qu'il y avait bien autre chose à faire à cet âge là que d'apprendre à lire", prérogative réservée selon eux aux Cours Préparatoires ( sic );
- les instituteurs de ces derniers niveaux, quant à eux, s'écriaient que "si les enfants savaient lire avant d'entrer au CP, que feraient-ils alors ?" ( resic )
- certains psychologues, de leur
côté, clamaient qu'il y avait grand danger à
bousculer le cours normal du développement mental de
l'enfant, et qu'un apprentissage proposé avant
l'âge normal risquait de le perturber gravement,
ajoutant que "la maturité nécessaire à
l'apprentissage de la lecture ne s'acquiert qu'à 6
ans".
- par ailleurs Rachel COHEN était accusée de
favoriser les enfants des classes "nanties socialement" (en fait,
ceux-là y arriveront toujours ...) au détriment des
enfants des classes économiquement
"défavorisées" (un comble! lorsqu'on sait que c'est
exactement l'inverse qui se produit, les enfants culturellement
handicapés tirant plus que les autres un grand
bénéfice des apprentissages précoces)
- enfin, lors d'un grand colloque sur la lecture tenu à
Paris en 1979, un psychiatre reconnu n'a-t-il pas affirmé
publiquement le grand danger d'un apprentissage précoce
?
On sait aujourd'hui avec certitude
que cette croyance est fausse, mais certains persistent à
l'affirmer encore !
Il est vrai que les recherches sur les apprentissages
précoces sont soit totalement ignorées, soit en
butte à l'incrédulité, ou même
quelquefois à une ironie féroce.
Car force est de constater, hélas, que le scepticisme
à l'égard de la précocité perdure.
C'est ainsi qu'un rapport officiel de mars 1997 publié en
France par "l'Observatoire National de la Lecture",
intitulé
"Communication et
découverte de l'écrit à l'école
maternelle" recommande
"d'éviter toute
anticipation excessive"
(sic),
préconisant au contraire de "donner à tous
les élèves maîtrise et lucidité
linguistique, les sensibiliser au mieux aux enjeux et aux
fonctions de la langue orale
et
écrite
plutôt que de les
entraîner précocement et systématiquement au
décodage de
l'écrit"
(resic).
On voit que l'évolution des
esprits est lente. En effet, comment des universitaires
bardés de diplômes osent-ils écrire encore
cela de nos jours ?
Et que penser également
de cet orthophoniste qui
suggère ironiquement de faire débuter
l'apprentissage de la lecture dès le 3ème mois de la
grossesse ? Tout simplement que le pauvre n'a sans aucun doute
rien compris...
Toujours
en France, parallèlement aux travaux de Rachel COHEN,
d'autres chercheurs, convaincus également de la
validité de cette théorie, entreprirent
d'approfondir leurs connaissances de la psychologie de l'enfant et
d'étudier les résultats d'une anticipation de
l'apprentissage de la lecture.
Jeanine
COUGNENC, notamment, elle aussi
institutrice dans une école élémentaire du
sud de la France, puis directrice d'école maternelle, s'est
passionnée pour l'enseignement de la lecture et a mis au
point progressivement, et appliqué avec succès, au
long de ses 38 ans de carrière, une pédagogie
de la lecture
originale et particulièrement
novatrice, préparant ainsi ses petits élèves
à aborder dans les meilleures conditions le Cours
Préparatoire (1re année de l'école
élémentaire en France).
D'autres encore, comme Françoise
BOULANGER, ont également
exploré cette voie avec succès. Tirant un certain
nombre d'enseignements de ses expériences cette
dernière a créé une association,
"Le
Bonheur de
Lire",
qui préconise également de faire débuter les
enfants dans l'apprentissage de la lecture dès l'âge
de 3 ans.
C'est incontestablement grâce à ces pionnières - et sans doute de nombreuses autres, qui ont oeuvré dans l'ombre - que l'acquisition de la lecture et de l'écrit est (enfin!) entrée dans les écoles maternelles françaises. Et c'est aussi grâce notamment à leur action que les idées progressent dans ce domaine.
Rappelons simplement qu'il s'agit dans tous les cas de praticiennes de terrain, qui ont expérimenté et mis en pratique les résultats de leurs recherches et de leurs constatations, et non de théoriciens fumeux, "chercheurs en laboratoire" simplement capables d'énoncer péremptoirement "leur vérité", pourtant constamment infirmée par la réalité.
Le véritable progrès démocratique n'est pas d'abaisser l'élite au niveau de la foule, mais d'élever la foule au niveau de l'élite.Gustave LE BON |
L'apprentissage
précoce, une erreur
?
La théorie selon laquelle
l'enfant de moins de 5 ans ne possède pas la
maturité d'esprit nécessaire pour apprendre à
lire ne résiste pas à l'analyse.
En réalité le jeune
enfant peut apprendre à lire comme il apprend à
parler : tout naturellement, par une
interaction continue avec son environnement.
En effet quel parent digne de ce nom pourrait accepter de ne pas parler à son nouveau-né sous le prétexte que son défaut de maturité ne lui permet pas de comprendre les mots qu'il entend ?
Sauf dans le cas dramatique de la surdité, le tout jeune enfant est donc, dès sa naissance, entouré de langage oral, paroles qui lui sont pourtant totalement inconnues. Puis, un beau jour, par on ne sait quelle alchimie mystérieuse, il prononce enfin son premier mot (la plupart du temps "papa", ou "maman") maladroitement d'abord, puis de plus en plus clairement, à la plus grande joie de son entourage familial.
Et les adversaires des apprentissages précoces ne s'offusquent pas de cette situation ? C'est donc qu'elle leur paraît naturelle et nécessaire, et qu'ils admettent qu'elle ne traumatise pas les enfants.
Pourquoi refusent-ils alors de
considérer qu'il en est de même pour la plupart des
autres apprentissages essentiels, comme la lecture par exemple et
, à un moindre degré, l'écriture et le calcul
?
Pourquoi certains
intellectuels, imbus de leur savoir, s'obstinent-ils
à considérer qu'apprendre à lire
à un enfant de moins de 6 ans serait une erreur
? Leur entêtement à dénigrer les
recherches passées, à refuser d'accepter
la réalité, en devient même
suspect. Appliquent-ils à leur propre
progéniture la prudence qu'ils
préconisent pour les autres ? On peut en douter
lorsque les statistiques démontrent que les
Universités et les Grandes Ecoles comportent
une forte proportion d'enfants issus de milieux
intellectuellement favorisés. Ceci
n'expliquerait-il pas cela, et une certaine
élite intellectuelle n'aurait-elle pas
intérêt à laisser perdurer cette
situation ?
Dans son livre
"Elite
en
faillite"
André
MICHAUD dénonce, arguments
solides à l'appui, l'hyper-spécialisation des
milieux universitaires internationaux entraînant leur
indifférence (involontaire ou
délibérée?) à l'égard des
connaissances accumulées dans le passé dans tous les
domaines autres que le leur, en particulier dans les
neuro-sciences, et les rendant ainsi incapables d'effectuer la
synthèse nécessaire pour faire évoluer
positivement la société.
Bonjour, et merci pour votre site, Si seulement vous pouviez venir ici l'expliquer
à nos amis qui sont en train de nous rebattre
les oreilles lorsqu'ils s'apercoivent que nos enfants,
Samuel (4 ans) et Stéphania (3 ans) lisent le
français et l'anglais. Danielle (Allemagne) Un grand merci à
Danielle pour ce témoignage qui illustre
parfaitement ce qu'il est possible d'obtenir avec de
tout jeunes enfants.
Un
témoignage significatif
:
Jeudi 31 mai 2001
J'ai commencé tout simplement avec des cartons
et des mots de 2cm écrits en rouge pour le
français, en noir pour l'anglais. Je leur
montre les mots et les lis, depuis seulement quelques
semaines, 5mn le matin, 5 mn le soir.
Maintenant ils adorent ça et font une vraie
compétition à qui ramassera le bon
carton (parmi 14 mots) lorsque je dis par exemple :
"On cherche le mot CHIEN".
Samuel, qui a commencé plus tôt, "gagne"
souvent et Stephania s'émoustille de ses
victoires au lieu d'être jalouse!
Nous parlons 3 langues à la maison par cas de
force majeure: papa ne parle pas français,
maman ne parle pas allemand et nous avons choisi
l'anglais comme langue familiale.
Nous avons adopté Stéphania (en Haiti)
il y a 3 mois et elle se fait
déjà comprendre en français,
allemand, et anglais.
Je ne mélange pas les sessions : c'est soit
anglais, soit français, et en
général j'alterne : une semaine
français, une semaine anglais.
Aujourd'hui Samuel m'a dit: "Maman, je ne sais pas
pourquoi mais je devine les nouveaux mots
maintenant".
Je lui ai donc expliqué qu'il a compris la
logique de la lecture et qu'il sait presque lire
maintenant.
J'utilise les mots des cartons pour créer des
petites histoires à 4 phrases.
Ils reconnaissent les mots qu'ils connaissent et
comprennent déjà, et souvent soit ils
devinent, soit ils "lisent/devinent" les mots comme
"les/la/du/dans/que, etc".
Mais dès que nous en parlons à nos amis,
ils nous disent en effet : "Mais laissez-les donc
jouer", et lorsque nous leur répondons
qu'à notre avis : "justement, c'est ce qu'ils
font" , ils nous regardent avec un air de dire : "Mais
de qui vous moquez-vous?".
Mais bon, nous avons toujours nagé à
contre courant... Ça paye sur le long
terme!
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Puissent de nombreux parents - et des enseignants
(tes) de maternelles - s'en inspirer !
Une chance pour tous
?
Toutes les recherches scientifiques,
récentes ou plus anciennes, entreprises sur le
développement et le fonctionnement du cerveau humain,
aboutissent à la même conclusion : la période
optimale pour certains apprentissages fondamentaux (et la lecture
en fait partie, tout comme la parole, la marche et, sans doute
à un moindre degré, l'écriture et le calcul)
se situe entre la naissance et 6 ans (environ).
C'est pendant ces quelques années cruciales que se mettent
en place les habiletés mentales spécifiques à
l'être humain. Toutes les stimulations verbales concourent
alors à la stabilisation des connexions (appelées
synapses) entre les neurones situés dans le
néocortex cérébral. Plus l'enfant
bénéficie de ces stimulations et plus se
développe en lui le "processus
de compréhension" que l'on
appelle plus communément
intelligence.
Aussi, puisque dans la plupart des
pays dits "civilisés" les multiples réformes mises
en place jusqu'à maintenant, pour soit-disant lutter contre
l'illettrisme, n'ont pas eu les résultats escomptés,
pourquoi ne pas explorer cette
voie d'une plus grande précocité dans
l'apprentissage de la
lecture?
Pourquoi rejeter a priori ce qui pourrait être
l'une des
solutions pour permettre au plus
grand nombre - et surtout bien entendu aux enfants qui n'ont pas
la chance de naître dans un milieu intellectuellement
favorisé - d'accéder au savoir et à la
culture ?
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Si l'on veut réellement prévenir l'illettrisme (prévenir pour ne pas avoir, plus tard, à tenter péniblement de corriger ce véritable handicap) et lutter (enfin) efficacement contre l'échec scolaire, il faut véritablement innover et débuter systématiquement l'apprentissage de la lecture dès l'âge de 3 ans environ, et même avant lorsque c'est possible !
Quelques rares pays, comme la France ou la Belgique par exemple, ont la chance de posséder des écoles maternelles qui permettent une bonne socialisation des tout jeunes enfants. Il serait criminel de pas utiliser pleinement ces structures !
Pour les enfants de milieux
défavorisés ces écoles
peuvent,
et
doivent,
assurer le relais des parents. C'est ainsi que sera
rétablie
l'égalité des
chances, dont certains se
gargarisent tant !
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Un autre témoignage, à l'intention notamment des enseignants (tes) d'écoles maternelles (2001): |
L'acquisition du langage oral, bien
qu'importante, ne suffit pas.
L'accès à
l'écrit est
également
nécessaire bien avant
le C.P.
La détresse de milliers
d'enfants, dont la plupart sont issus de milieux
défavorisés, ne mérite-t-elle pas que l'on y
réfléchisse sérieusement ?
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Souvenons-nous de la morale de
la fable :
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Sommaire :
. Accueil
. Un
constat : l'illettrisme
perdure
. Un
enseignement moderne de la lecture selon Jeanine
Cougnenc
.
Apprendre
à lire dès l'école
maternelle
?
. Bibliographie
. Autres
sites à visiter
Si vous vous intéressez
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Dernière mise à
jour : 29.1.2006
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